Bâtiments publics

Consultez les édifices publics emblématiques, aux multiples fonctions, qui ont marqué le paysage du Centre-Sud

Le bain Généreux, 1928. Photo _ Rice, Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe

Le bain Généreux: lieu d’histoire et de culture

  • Localisation: 2050, rue Atateken, (coin Ontario)

 

Le bain Généreux est l’œuvre de l’architecte Joseph-Omer Marchand. Le bâtiment se distingue par sa façade de style Art déco et par son bassin surmonté d’une voute d’envergure. Ouvert en 1927, rue Amherst (aujourd’hui Atateken), un peu au nord de la rue Ontario, le bain répond d’abord à un besoin d’hygiène dans un quartier où de nombreux logements n’ont ni bain ni douche. Le bain Généreux ferme en 1992. L’Écomusée du fier monde s’y installe en 1996 pour y présenter ses expositions.

La prison au Pied-du-Courant, vers 1900.

Prison au Pied-du-Courant: témoin d’un épisode historique marquant

  • Localisation: 905, avenue de Lorimier (au nord de Notre-Dame)

Le site comprend l’ancienne prison construite entre 1832 et 1840, la maison du gouverneur érigée en 1895 et le mur d’enceinte. La prison de style néoclassique a servi de lieu de détention entre 1836 et 1912. Elle fut le lieu d’exécution de 12 patriotes en 1838, un épisode marquant de l’histoire du Québec. La prison ferme en 1912, et en 1921, la Commission des Liqueurs, devenue la Société des alcools du Québec, y installe son siège social. Au début des années 1970, le projet de construction de l’autoroute Ville-Marie prévoit la destruction de l’ancienne prison, mais la mobilisation citoyenne permet de modifier le tracé afin de préserver le bâtiment.

Pouponnière de La Miséricorde, vers 1920.

Hôpital général de la Miséricorde: le temps des crèches au Québec

  • Localisation: 840-890, boulevard René-Lévesque Est

En 1853 débute la construction de ce vaste ensemble conventuel hospitalier géré par les Sœurs de la Miséricorde de Montréal. Le bâtiment accueille l’hospice Sainte-Pélagie, le premier hôpital francophone de type maternité au Québec, où un enseignement de l’obstétrique est prodigué aux sages-femmes et aux étudiants en médecine. De nombreuses femmes, qu’on appelait à l’époque les « filles-mères », ont été contraintes d’y laisser leurs enfants en adoption, étant donné la réprobation entourant les naissances hors mariage, faisant de ce lieu un témoin de l’époque des crèches. Que ce soit pour celles qui y ont travaillé, religieuses comme laïques, et pour celles qui y ont donné naissance ainsi que toute leur descendance, ce lieu revêt une signification identitaire et mémorielle majeure. Il rend compte d’un pan important de l’histoire des femmes.

La maternité devient un hôpital général en 1924 afin de mieux répondre aux besoins de formation des médecins. Il cesse ses activités en 1973. De 1975 à 2012, l’établissement devient un centre de soins de longue durée, le CHSLD Jacques-Viger. Propriété du gouvernement du Québec, il est mis en vente au printemps 2023. Son avenir demeure incertain.

La caserne no 19, rue Fullum, 1995.

La caserne no 19 et Espace libre: entre patrimoine bâti et patrimoine artistique

  • Localisation: 1945, rue Fullum (coin Coupal)

La caserne no 19 a été construite en 1903-1904. Elle venait répondre aux besoins de protection des personnes résidant dans le quartier Sainte-Marie. En 1980, la caserne de la rue Fullum déménage ses installations au coin de l’avenue De Lorimier et de la rue Ontario. L’année suivante, le bâtiment est transformé en lieu de création et de diffusion, Espace libre. Des personnalités artistiques significatives, telles que Robert Gravel et Jean-Pierre Ronfard, ont gravité autour de ce théâtre.

Second bâtiment du marché Saint-Jacques, vers 1932.

Marché Saint-Jacques: lieu de commerce et de sociabilité

  • Localisation: 1125, rue Ontario Est

Le marché Saint-Jacques est un témoin incontournable de l’histoire alimentaire et sociale du Centre-Sud. Érigé en 1871, le bâtiment est entièrement reconstruit en 1931, selon les plans de l’architecte Zotique Trudel. Le marché public cesse ses activités en 1960 et les espaces sont transformés pour y accueillir différents services de la Ville de Montréal. L’édifice sera vendu à un promoteur en 2007. D’inspiration Art déco, le bâtiment est toujours un marqueur important dans le paysage. 

Le bain Saint-Eusèbe (devenu le bain Mathieu), lors de sa construction, 1931.

Le bain Mathieu: bâtiment aux multiples vocations

  • Localisation: 2915, rue Ontario Est (coin Florian)

Construit en 1931, le bain Mathieu répond alors aux besoins d’hygiène d’une population défavorisée qui n’a pas toujours accès aux installations d’hygiène nécessaires. Il est érigé dans le secteur est du quartier Sainte-Marie. Le bain ferme ses portes en 1990. La Société pour promouvoir les arts gigantesques (SPAG) s’y installe à partir de 1998. En 2000, la Ville fait don de l’édifice à la SPAG qui, consciente de la valeur patrimoniale du bâtiment et soucieuse de sa préservation, le fait rénover et le transforme en salle d’évènements multifonctionnelle.

L’entrée du Centre Jean-Claude-Malépart, rue Ontario Est.

Centre Jean-Claude-Malépart: en mémoire d’un personnage politique important

  • Localisation: 2633, rue Ontario Est

Jean-Claude Malépart a représenté le quartier et défendu les intérêts de ses concitoyens pendant dix ans sur la scène fédérale. Il a marqué les mémoires par son engagement social et ses contributions dans le secteur des sports et des loisirs. Nommé en son honneur, le Centre Jean-Claude-Malépart est un complexe communautaire de sports et de loisirs situé à proximité de la station de métro Frontenac. Le lieu est un pôle important d’activités pour les citoyens du Centre-Sud.

Collection écomuséale