Personnages

Découvrez quelques figures marquantes ayant eu un impact dans le quartier Centre-Sud et au-delà

JJoseph Venne, vers 1914. Photographie : Notman,

Joseph Venne: de fils du quartier à bâtisseur de Montréal

  • Né rue Montcalm, Montréal, en 1858 – décédé à Montréal en 1925 

L’architecte Joseph Venne est né rue Montcalm, près de la rue Ontario, en 1858, et il demeurera dans le quartier toute sa vie. Ce fils d’ouvrier du bâtiment a participé à la construction de nombreux bâtiments au Québec et au Canada, et même en Nouvelle-Angleterre. Plusieurs de ses réalisations se situent dans le Centre-Sud et ses environs, notamment l’église Sacré-Cœur-de-Jésus et son presbytère. C’est d’ailleurs dans le quartier Saint-Jacques qu’il érige, en 1908, la première école à l’épreuve du feu : l’école de Salaberry (aujourd’hui le Comité social Centre-Sud). La place publique faisant face à l’école Gédéon-Ouimet, œuvre de l’architecte, porte désormais son nom.

J. O. Marchand.

J. O. Marchand: un architecte de grande envergure

  • Né en 1872, décédé en 1936

J. O. Marchand est né et a étudié à Montréal avant de poursuivre sa formation d’architecte à l’École des Beaux-Arts de Paris. Il devient alors le premier architecte canadien-français diplômé de cette prestigieuse institution. De retour au pays, en 1902, il connaitra une carrière prolifique. Parmi ses réalisations importantes, mentionnons la prison de Bordeaux, la Maison-mère des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, ou encore l’ancienne Cour juvénile, devenue l’École nationale de théâtre du Canada. Dans le Centre-Sud, ses œuvres marquantes sont le bain Généreux, et les écoles Garneau et Gabriel-Souart.

Assermentation de Camillien Houde, 10 décembre 1947.

Camillien Houde: une personnalité marquante

  • Né en 1889, décédé en 1958

Surnommé le p’tit gars de Sainte-Marie, Camillien Houde a cumulé plusieurs mandats à titre de maire de Montréal entre 1928 et 1954. Il a également représenté le quartier Sainte-Marie sur la scène provinciale durant trois mandats. S’exprimant au nom des travailleurs, sa carrière est également marquée par son emprisonnement lors de la Deuxième Guerre mondiale, alors qu’il prend position contre la conscription. Sa flamboyance et ses grands chantiers urbains marqueront plusieurs générations, si bien qu’on lui donne le surnom de Monsieur Montréal.

Collection écomuséale