Déjouer la fatalité

Exposition —
  • 12 septembre 2019 au 9 février 2020

Exposition

12 septembre 2019 au 9 février 2020, Écomusée du fier monde

 

À partir du milieu du XIXe siècle, à Montréal comme ailleurs en Occident, se développe un vaste réseau institutionnel de prise en charge de la pauvreté, de la maladie et de la déviance. Bien qu’elles se consacrent à des problèmes sociaux très variés, ces institutions publiques ou privées que sont la prison, l’école de réforme, l’orphelinat, l’hospice, l’asile, le refuge ou l’hôpital prennent le pari de l’internement, de la mise à l’écart volontaire ou contrainte de la société.

Quartier ouvrier, le Centre-Sud a été profondément marqué par ces institutions de régulation sociale qui font, aujourd’hui, partie de son riche patrimoine architectural.

L’exposition vous fera découvrir l’histoire de ces établissements, en rappelant les raisons de leur développement. Elle invite aussi à voir au-delà des murs afin de comprendre l’institution de l’intérieur, en tentant de faire sortir du silence et de l’oubli l’expérience des personnes considérées, à l’époque, comme indigentes, malades, folles, dépendantes, déviantes, délinquantes ou incapables.

À l’aide d’images d’archives, de documents et d’artefacts, découvrez ces histoires méconnues!

 

De la charité aux droits sociaux

File d’attente à la porte de l’œuvre de la soupe à l’Asile de la Providence. Vers 1930.
Archives Providence, Montréal

Dès le milieu du XIXe siècle, avec la révolution industrielle, une grande partie des familles ouvrières vit dans une situation de précarité. C’est qu’avant la Première Guerre mondiale, l’intervention des pouvoirs publics se limite à la prise en charge des indigents aliénés et des détenus dans les institutions carcérales. En parallèle, il existe une grande diversité d’œuvres de charité, mais il s’agit d’aides de dernier recours qui relèvent de bienfaiteurs privés ou des institutions religieuses.

 

Au cours du XXe siècle, les revendications de groupes réformateurs laïques ou religieux et des citoyens incitent les pouvoirs publics à investir dans des politiques sociales comme l’assurance-chômage, l’allocation familiale, l’assurance hospitalisation et l’assurance-maladie. C’est l’émergence de la notion des droits sociaux et des organismes qui les défendent. La préservation de ces droits vise à assurer le bien-être et la dignité des membres les plus vulnérables de la société.

Un groupe de chômeurs jouant aux fers, vers 1935.
Frank Randall Clarke, Musée McCord, MP-1988.59.59

 

 

Lors de la crise économique des années 1930, les chômeurs étaient nombreux à attendre du
travail.

 

 

 

 

 

L’hôpital Notre-Dame, rue Sherbrooke, vers 1930.
Archives de Montréal

 

Les hôpitaux ont joué un rôle important auprès des indigents au 19e siècle et dans les premières décennies du 20e siècle.

 

 

 

 

 

Cette exposition est présentée en collaboration avec le Centre d’histoire des régulations sociales de l’UQAM (CHRS).

 

Activités à venir

Parcourez les rues du Centre-Sud pour apprécier la richesse de son patrimoine institutionnel.

Visite commentée de l’exposition par le commissaire Martin Petitclerc, professeur au département d’histoire de l’UQAM et directeur du Centre d’histoire des régulations sociales.

  • La Miséricorde : son passé et son avenir
    Dimanche 3 novembre 2019 à  13 h 30

Plusieurs intervenantes présenteront l’histoire de l’ancien Hôpital de la Miséricorde et les projets en cours de redéveloppement du site.

Parcourez les rues du Centre-Sud pour apprécier la richesse de son patrimoine institutionnel.

Visite commentée de l’exposition par le commissaire Martin Petitclerc, professeur au département d’histoire de l’UQAM et directeur du Centre d’histoire des régulations sociales.