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D’hier à aujourd’hui, les espaces publics ont façonné la vie sociale de la communauté du Centre-Sud. Pas à pas, découvrez …
À cœur de jour! Grandeurs et misères d’un quartier populaire brosse le portrait du Centre-Sud de Montréal dès la seconde moitié du 19e siècle, en retraçant son évolution à travers les moments charnières de l’industrialisation, de la désindustrialisation et de la mouvance communautaire. Soyez témoin des impacts de l’industrie et des transformations urbaines sur le travail et les conditions de vie dans un quartier ouvrier, et explorez les réalités actuelles d’un territoire et de sa population.
Accessible gratuitement, le vestibule de l’Écomusée met en avant la présence des Premiers peuples sur le territoire. En 2019, le conseil municipal de la Ville de Montréal remplaçait le nom de la rue Amherst, où loge l’Écomusée, par un nom kanien’keha (mohawk) signifiant « frères et sœurs »: « Atateken ».
Découvrez-y l’œuvre de l’artiste multidisciplinaire abénakise Christine Sioui-Wawanoloath, Petite vérole (2010). Œuvre textile aux couleurs vibrantes, elle fait explicitement écho aux propos génocidaires et racistes du général Amherst en illustrant la propagation d’un virus sur une large couverture, évoquant de manière prenante ce sombre chapitre de notre histoire.
Arrêtez-vous sur le belvédère pour en apprendre davantage sur l’histoire du bain Généreux et ses fonctions avant l’établissement de l’Écomusée en 1996.
Inauguré en 1927, le bain est l’œuvre de l’architecte J.O Marchand. L’édifice se distingue par sa façade en briques de style Art déco et par son bassin surmonté d’une voute cintrée d’envergure.
Au début du 20e siècle, la Ville de Montréal estime que 75% des logements des quartiers populaires n’ont ni bain, ni douche. Le bain est donc d’abord conçu pour répondre à des besoins d’hygiène. Il répond aussi à des besoins récréatifs et sportifs. Il est, pendant de nombreuses années, l’une des piscines les plus populaires à Montréal et devient un lieu d’entrainement et de compétition pour les sports aquatiques.
La première partie du parcours principal de l’exposition retrace l’histoire des travailleurs et des travailleuses qui ont vécu au rythme des usines, de leur apogée à leur fermeture. Rencontrez les industriels prospères qui se sont installés dans le secteur et découvrez la dure réalité du travail en usine.
Les conditions de vie et d’hygiène sont aussi difficiles pour les familles ouvrières, qui se retrouvent à plusieurs dans des logements souvent dépourvus de bain ou de douche, voire d’eau courante. Plongez dans le quotidien de la ménagère, à qui incombe le travail domestique à l’intérieur des logis.
La vie en ville offre une variété de loisirs pour la population du quartier. Au début du 20e siècle, une nouvelle culture urbaine émerge peu à peu et offre des espaces de sociabilité en dehors de l’influence de l’Église, qui encadre bon nombre des activités sociales et culturelles.
Après la Deuxième Guerre mondiale, la désindustrialisation et le déclin des vieux quartiers de Montréal s’amorcent. De nombreuses usines ferment ou se déplacent vers de nouvelles zones industrielles. Le Centre-Sud est fortement touché par les grandes transformations urbaines des années 1950 et 1960, entrainant des pertes d’emploi majeures et parfois la disparition complète des milieux de vie des quartiers ouvriers.
La seconde partie du parcours de l’exposition met en lumière les transformations dans le monde de l’emploi et les mobilisations de différents groupes qui se donnent les moyens d’agir dans leur milieu. Partez à la rencontre d’un Centre-Sud aux identités multiples, qui se redéfinit et se réinvente.
Pour l’Écomusée, le renouvellement de son exposition permanente en 2023 a été l’occasion de s’engager fermement dans la réduction de son impact environnemental.
Accompagné par Écoscéno, l’équipe de réalisation s’est appliquée à mettre en place différentes stratégies d’écoconception, notamment le surcyclage de mobilier, l’approvisionnement en matériaux responsables et l’investissement dans le savoir-faire local. Au total, 92,6 % des matières comprises dans l’exposition proviennent du réemploi, de l’inventaire du musée ou de l’achat durable.
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