La collection de la Marche mondiale des femmes (MMF), dont la première édition s’est déroulée en 2000, regroupe différents artéfacts (bannières, affiches et autres outils de communication), témoignant de la participation d’organisations féministes de divers pays, qui se sont donnés rendez-vous au Québec et à l’international pour ce grand évènement.
La Marche mondiale des femmes
Femmes en lutte, femmes en fête
Le 17 octobre 2000, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, une grande marche internationale est organisée à New York, devant le siège de l’Organisation des Nations Unies.
La lutte est internationale, mais la mobilisation est aussi locale. Partout au Québec, de Montréal à la Côte-Nord, ce sont les militantes de la base qui tiennent l’évènement à bout de bras. Grâce à leur travail de mobilisation, plus de 40 000 personnes, surtout des femmes, participent au rassemblement québécois de la Marche mondiale.
Après l’an 2000, on décide de prolonger l’expérience. Un secrétariat permanent de la Marche mondiale de femmes est fondé au Brésil. Tous les cinq ans, une nouvelle marche est organisée. Les femmes du Centre-Sud y participent à chaque fois.
Aux lendemains de la marche Du pain et des roses
Le succès de la marche Du pain et des roses en 1995 inspire aux Québécoises un projet encore plus ambitieux : celui de marcher avec les femmes du monde entier pour dénoncer la pauvreté et les violences faites aux femmes. La même année, les membres de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) commencent à organiser la Marche mondiale des femmes, prévue pour l’an 2000.

Le 17 octobre 2000
Le 17 octobre 2000, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, une grande marche internationale est organisée à New York, devant le siège de l’Organisation des Nations Unies. Sur l’étiquette de cette affiche, on peut lire l’annonce de l’évènement du 17 octobre en compagnie de conférencières internationales et d’artistes lors d’une marche au son des poêles et des casseroles. Dag Hammarskjöld Plaza est le nom donné au Secrétariat général des Nations Unies.

Une représentation internationale
Les grandes régions du monde sont représentées à chaque évènement de la MMF, dont l’Asie-Océanie.
En Inde, des femmes appartenant aux communautés les plus pauvres et marginalisées réclament plus de représentation des problématiques particulières auxquelles elles font face.

Des revendications nombreuses
Les objets de la collection MMF nous permettent de survoler les revendications défendues par chaque pays. Ici on parle de sécurité alimentaire, de santé et d’éducation. Au Pakistan, dans les années 2000, les militantes vont également lutter pour l’obtention d’une loi contre le harcèlement des femmes sur leur lieu de travail.

Plusieurs ONG en présence
Les militantes originaires de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) participent à la MMF de l’an 2000, parfois soutenues par des ONG internationales.
Sur ce t-shirt, on peut voir le logo du HRITC (Human Rights Information and Training Center), une ONG conçue pour promouvoir les valeurs des droits de l’homme au Yémen et dans le monde arabe. Depuis les années 2000, à travers les conflits qui secouent le pays, les droits des femmes n’ont cessé de reculer au Yémen.

En musique
Le terme Batucada désigne l’ensemble de percussions qui accompagne la musique jouée traditionnellement lors du carnaval au Brésil. Parmi ces instruments, le tambourim (tambourin) , un tout petit tambour à une peau joué avec une baguette, est le plus aigu. La Batucada est utilisée lors de plusieurs rassemblements de la MMF à travers son histoire.

Regroupements de travailleuses
Les travailleuses se regroupent dans des associations et syndicats nationaux et pan-nationaux afin de promouvoir leurs droits. Le matériel promotionnel de la collection révèle leur présence et leur soutien lors de la MMF en 2000.

Pour l’indépendance
Des territoires sans État ou en demande d’indépendance font partie de l’organisation de la MMF : le Québec, la Nouvelle-Calédonie, la Palestine, la Catalogne et la Galice. Aussi, le mouvement tient compte des réalités et des enjeux qui diffèrent entre les pays du Nord et ceux du Sud, bien que l’objectif principal de la lutte reste le même, l’égalité.
Inscriptions en langue Aymara : Warmikunas Puriynin, Tukuy Pachapi. Marcha Mundial de Las Mujeres. Pachan Sarnaqiri Warminaka.
Traduction libre : Marche des femmes, partout dans le monde. Marche mondiale des femmes. Femmes du monde.
Aymara : langue autochtone d’un groupe ethnique précolombien situé surtout en Bolivie, mais aussi au Pérou, en Argentine et au Chili, autour du Lac Titicaca.

Contre les violences faites au femmes
Les femmes chypriotes luttent pour l’adoption de plans d’action afin de remédier à la violence faites aux femmes et aux enfants, à la traite des êtres humains, à la pauvreté et à l’exclusion sociale.

La souveraineté alimentaire
Le Mali a été l’un des premiers pays de la planète à avoir fait de la souveraineté alimentaire un objectif prioritaire avec sa loi d’Orientation Agricole. Toutefois, la Marche mondiale des femmes n’a pas attendu le Forum de Nyéléni (Mali, 2007) pour inclure la souveraineté alimentaire dans sa plateforme de revendications.

La Charte mondiale des femmes pour l’humanité
Cinq ans après le premier succès de l´action internationale de 2000, une autre série de mobilisations est organisée à l’occasion de la Marche mondiale des femmes de 2005.
Le relais mondial de la Charte mondiale des femmes pour l´humanité, qui voyage à travers 53 pays et territoires des cinq continents, est parti de Sao Paulo au Brésil et s´est terminé à Ouagadougou, au Burkina Faso, le 17 octobre 2005.



