Nourrir le quartier, nourrir la ville

Exposition —
  • 18 mai 2017 au 4 février 2018

Exposition du 18 mai 2017 au 4 février 2018

Faites votre marché et retracez près de 200 ans d’alimentation à Montréal! Explorez les lieux qui ont marqué la vie de quartier, comme les marchés publics, les petites épiceries et les premières chaînes d’alimentation.

Suivez l’évolution des produits à différentes époques. Voyez aussi la naissance de l’industrie de la transformation alimentaire qui se développe en réponse à un enjeu simple : celui de nourrir le quartier et de nourrir la ville.

C’est également l’occasion de réfléchir aux enjeux contemporains et de constater les initiatives citoyennes mises en place dans la ville du 21e siècle.

 

Faire son marché

Premier bâtiment du marché Saint-Jacques, vers 1910. Écomusée du fier monde
Le premier marché Saint-Jacques a été construit en 1872, à l’angle des rues Amherst et Ontario. Le bâtiment, vers 1910.
Écomusée du fier monde

« Faire son marché » est une expression ancienne qui est encore utilisée aujourd’hui. Elle date d’une époque où les produits frais sont vendus dans les marchés publics tels que le marché Papineau ou le marché Saint-Jacques, alors que les produits de base et les aliments transformés sont disponibles sur les tablettes des épiciers. Des photographies anciennes vous transporteront au cœur de ces lieux animés.

Revivez également le temps des Tobacco & candies, ces petits commerces de voisinage qui étaient souvent tenus par des femmes et qui occupaient parfois une simple pièce dans un logement.

 

D’autres images vous permettront de découvrir les infrastructures nécessaires au transport ou à la conservation des aliments, comme l’immense entrepôt frigorifique du Vieux-Port.

Des cartes interactives illustreront l’évolution des petits commerces et celle des usines agro-alimentaires dans le Centre-Sud, un pôle industriel important de la métropole de 1850 à 1950. On y retrouvait de petites fabriques artisanales, mais aussi de grandes usines. Mentionnons Molson, Viau, Lido, David et Frère, ou encore des entreprises pancanadiennes comme Laura Secord et Pain moderne canadien. Plusieurs artefacts, tels que contenants, outils ou objets promotionnels, rappelleront des produits anciens et l’univers de la petite épicerie.

 

<b>Un étalage de fruits dans une succursale de la chaîne Dominion, vers 1960.</b> Archives Courchesne, Larose Limitée
Après la Deuxième Guerre mondiale, les grandes chaînes proposent la formule du « supermarché » : des épiceries en libre-service de grande surface. Un étalage de fruits dans une succursale de la chaîne Dominion, vers 1960.
Archives Courchesne, Larose Limitée
Un pot de confiture de pêches Raymond, produit vers 1970. Collection Raymond, Écomusée du fier monde
Un pot de confiture de pêches Raymond, produit vers 1970.
Collection Raymond, Écomusée du fier monde

 

 

<b>Œuvre de la soupe à l’Asile de la Providence, angles des rues Sainte-Catherine et Saint-Hubert, vers 1930.</b> Archives Providence Montréal
Plusieurs communautés religieuses distribuaient des repas aux personnes vulnérables. Œuvre de la soupe à l’Asile de la Providence, angles des rues Sainte-Catherine et Saint-Hubert, vers 1930.
Archives Providence Montréal

 

Haut :
Extrait : Épicerie Chapdelaine & frères à Saint-Eusèbe de Verceil, rue Fullum près de la rue Ontario, vers 1920. Photo : Edgar Gariepy, Collection Félix Barrière, BAnQ Vieux-Montréal, Bibliothèque et Archives nationales du Québec

 

 

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan culturel numérique du Québec.

Il a bénéficié du soutien financier de l’Entente sur le développement culturel de Montréal intervenue entre la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec.