Éléments patrimoniaux désignés

L’Écomusée du fier monde, avec la collaboration d’acteurs locaux, identifie les éléments patrimoniaux particulièrement représentatifs du quartier, et significatifs pour sa communauté. Les éléments désignés sont intégrés à la collection écomuséale. Celle-ci regroupe des éléments matériels et d’autres immatériels : bâtiments in situ ou parfois disparus, personnages, événements, pratiques, traditions, expressions, lieux, paysages, etc.

Découvrez les éléments qui composent cette collection!

 

 

Maison des Pères Blancs / Centre Afrika : Un peu d’Afrique à Montréal

  • Localisation : 1640, rue Saint-Hubert
Façade de la maison des Missionnaires d’Afrique, lors de la reconstruction du bâtiment
Façade de la maison des Missionnaires d’Afrique, lors de la reconstruction du bâtiment
Archives de Montréal

Implantée dans le quartier depuis 1934, la maison des Pères Blancs témoigne des liens historiques entre le Centre-Sud et les missions d’Afrique. Plusieurs générations de missionnaires ont transité par la maison de la rue Saint-Hubert, à leur départ ou au retour des missions africaines, créant ainsi des liens entre l’Afrique et la société québécoise. Depuis 1989, le bâtiment héberge le Centre Afrika, un centre social et culturel au service des communautés africaines de Montréal.

 

 

Révolutions, œuvre de Michel de Broin : L’art dans l’espace public

  • Localisation : Extérieur de la station de métro Papineau
L’œuvre dans son contexte
L’œuvre dans son contexte
Écomusée du fier monde

L’œuvre Révolutions s’insère dans la collection d’art public de la Ville de Montréal. Réalisée par l’artiste contemporain transdisciplinaire Michel de Broin, cette sculpture est érigée dans le petit parc Maisonneuve-Cartier, adjacent au métro Papineau. L’œuvre valorise l’identité montréalaise par la mise en perspective de son patrimoine architectural.

 

 

Église Saint-Eusèbe-de-Verceil : Un exemple d’architecture néoroman

  • Localisation : 2151, rue Fullum
L’église Saint-Eusèbe-de-Verceil et son presbytère.
L’église Saint-Eusèbe-de-Verceil et son presbytère
Écomusée du fier monde

La paroisse Saint-Eusèbe-de-Verceil est érigée en 1896 en réponse à la croissance de la population dans ce secteur du quartier. Une chapelle temporaire est alors érigée pour célébrer le culte. La construction de l’église débute en 1913 et sera interrompue quelques années avant d’être complétée en 1923. De style néoroman le bâtiment est imposant et constitue un repère visuel marquant sur la rue Fullum. La présence de jardins, le long de la rue Dufresne, offre une perspective visuelle intéressante sur l’arrière de l’église. 

 

 

Centre Jean-Claude-Malépart : Un personnage politique important

  • Localisation : 2633, rue Ontario Est
Centre Jean-Claude-Malépart
L’entrée du bâtiment, rue Ontario Est
Écomusée du fier monde

Jean-Claude Malépart a représenté le quartier et défendu les intérêts de ses concitoyens pendant dix ans sur la scène fédérale. Il a marqué les mémoires par son engagement social et ses contributions dans le secteur des sports et des loisirs. Nommé en son honneur, le Centre Jean-Claude Malépart est un complexe communautaire de sports et de loisirs situé à proximité de la station de métro Frontenac. Le lieu est un pôle important d’activités pour les citoyens du Centre-Sud.

 

 

Gare Dalhousie : Lieu de départ du premier train à rejoindre le Pacifique

  • Localisation : 417, rue Berri
Une vue du viaduc de la rue Berri et de la gare Dalhousie à l’arrière, 1905
Une vue du viaduc de la rue Berri et de la gare Dalhousie à l’arrière, 1905
Fonds Edgar Gariépy, Archives de la Ville de Montréal

Au 19e siècle, Montréal s’impose comme une plaque tournante dans le transport et le commerce national. Achevé en 1884, le terminal Dalhousie rappelle les heures de gloire du chemin de fer Canadien Pacifique. Dès son ouverture, la station offre des trajets entre Montréal et Winnipeg. À l’été 1886, le C.P. inaugure le premier train voyageur entre Montréal et Port Moody, en Colombie-Britannique. Il s’agit alors du premier trajet transcontinental. Le bâtiment a été restauré pour accueillir l’École nationale de cirque et est aujourd’hui occupé par le Cirque Éloize.

 

 

Église Saint-Michel-Archange : La communauté ukrainienne à Montréal

  • Localisation : 2388, rue d’Iberville
L’Église ukrainienne Saint-Michel-Archange
L’Église ukrainienne Saint-Michel-Archange
Écomusée du fier monde

Présente dans le quartier depuis le début du XXe siècle, la communauté ukrainienne s’est initialement installée autour du site actuel l’église Saint-Michel-Archange. Une première église a été inaugurée lors des célébrations de la Pâques de 1917, puis le bâtiment est reconstruit dans un vocabulaire orthodoxe en 1954. Nombre de ses services régissaient la vie de la communauté ukrainienne qui comprenait 700 fidèles en 1931. La paroisse, qui a fêté son centenaire en 2011, poursuit toujours son œuvre et sa présence dans le quartier témoigne de l’importance culturelle de la communauté ukrainienne à Montréal.

 

 

Ruelle verte des Érables : Un espace de sociabilité

  • Localisation : Entre l’avenue de Lorimier et la rue des Érables, au sud de la rue Ontario
Vue partielle de la ruelle en 2015
Vue partielle de la ruelle en 2015
Photo : L.M. Savard, Société écocitoyenne de Montréal

Les premières ruelles vertes de Montréal apparaissent à partir de 1997. Ces initiatives, généralement initiées par des citoyens, poursuivent différents objectifs contribuant à l’amélioration de la qualité de vie des résidents. La ruelle verte des Érables est née d’une initiative citoyenne qui visait, entre autre, à réduire la circulation automobile aux abords d’un ensemble résidentiel occupé par de nombreuses familles. Le lieu comporte aujourd’hui un sentier piétonnier, de la végétation et des espaces de rencontres fréquentés surtout par les résidents de la coopérative d’habitation qui jouxte le site.

 

 

Îlot Saint-Pierre-Apôtre : Un site patrimonial classé

  • Localisation : 1201, rue de la Visitation
Église Saint-Pierre-Apôtre vers 1900
Église Saint-Pierre-Apôtre vers 1900
Archives provinciales des Oblats de Marie Immaculée, Richelieu

L’Îlot Saint-Pierre-Apôtre est un ensemble patrimonial exceptionnel qui comprend l’église Saint-Pierre-Apôtre, un presbytère et deux autres bâtiments ayant cumulé diverses fonctions. Ce lieu historique classé est associé aux missionnaires Oblats de Marie Immaculée, arrivés à Montréal en 1848. De style néo-gothique, l’église Saint-Pierre-Apôtre est toujours ouverte et accueille de nombreux fidèles de la communauté gaie. Créé par les Oblats en 1973, le Centre St-Pierre est un centre d’éducation populaire qui occupe aujourd’hui l’ancienne école Saint-Pierre, rue Panet.

 

 

Bibliothèque-Maison de la culture Frontenac : Démocratiser la culture

  • Localisation : 2550, rue Ontario Est
L’entrée du bâtiment donne accès à la bibliothèque et à la maison de la culture Frontenac
L’entrée du bâtiment donne accès à la bibliothèque et à la maison de la culture Frontenac
Écomusée du fier monde

Initié au début des années 1980, le projet des maisons de la culture visait principalement à décentraliser l’activité culturelle montréalaise et en faciliter l’accès au plus grand nombre. La Maison de la culture Frontenac est inaugurée en 1989 et comprenait également un ensemble de logements sociaux lié à l’Office municipal d’habitation de Montréal. Érigé près du métro Frontenac, le complexe comprend un grand hall d’entrée, une bibliothèque, un auditorium et des salles d’exposition. Depuis son ouverture, la Maison de la culture Frontenac propose une programmation riche et variée aux citoyens du quartier.

 

 

J. O. Marchand : Un architecte de grande envergure

  • Né en 1872, décédé en 1936
J. O. Marchand
J. O. Marchand
Archives de l’Ordre des architectes du Québec

J. O. Marchand est né et a étudié à Montréal avant de poursuivre sa formation d’architecte à l’École des Beaux-Arts de Paris. Il devient alors le premier architecte canadien français diplômé de cette prestigieuse institution. De retour au pays, en 1902, il connaîtra une carrière prolifique. Parmi ses réalisations importantes, mentionnons la prison de Bordeaux, la Maison-mère de Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, ou encore l’ancienne Cour juvénile, devenue l’École nationale de théâtre du Canada. Dans le Centre-Sud, ses œuvres marquantes sont le bain Généreux, les écoles Garneau et Gabriel-Souart.

 

 

Ancienne usine Barsalou / Familex : Une courbe dans le pont Jacques-Cartier

  • Localisation : 1600, avenue de Lorimier
La façade du bâtiment, avenue de Lorimier, vers 1995
La façade du bâtiment, avenue de Lorimier, vers 1995
Photo : Guy Des Rosiers, Écomusée du fier monde

Construit en 1910, selon les plans de l’architecte Eugène Payette, ce bâtiment est surtout connu pour la courbe qu’il impose au tracé du pont Jacques-Cartier. Il est d’abord occupé par le fabricant de savon Joseph Barsalou, dont l’entreprise est acquise par Proctor and Gamble en 1935. C’est ensuite l’entreprise de produits pharmaceutiques Familex, de Roméo Parent, qui acquiert le bâtiment en 1943. Elle le conserve jusqu’à 1983, alors qu’il passe aux mains de Pierre Valcourt. Toujours propriété de la famille Valcourt, l’immeuble compte aujourd’hui plusieurs entreprises et organismes locataires.

 

 

Parc des vétérans : L’évocation d’un passé militaire

  • Localisation : Avenue Papineau, angle Logan
Pataugeoire du parc des vétérans, vers 1955
Pataugeoire du parc des vétérans, vers 1955
Archives de la Ville de Montréal

Au milieu du 20e siècle, les autorités municipales tentent d’améliorer l’offre d’espaces verts et de loisirs dans les quartiers ouvriers. Plusieurs parcs sont alors aménagés dans le Centre-Sud. Le parc des Vétérans est créé en 1944, sur un ancien cimetière militaire et civil associé à la communauté protestante montréalaise. Utilisé surtout entre 1814 et 1869, le cimetière est à l’abandon lorsque la population réclame la transformation du site, dès le début du 20e siècle. Plus 1100 dépouilles seront déplacées vers le cimetière militaire de Pointe-Claire, avant le début des travaux d’aménagement du parc.

 

 

École Gédéon-Ouimet : La première école maternelle à Montréal

  • Localisation : 1960, rue Poupart
École Gédéon-Ouimet : La première école maternelle à Montréal
Le centre Gédéon-Ouimet, vers 1990
Écomusée du fier monde

Inaugurée en 1914, l’école Gédéon-Ouimet se démarque par son architecture unique. Érigée devant l’usine de la Macdonald Tobacco, ce monument incontournable de l’architecte Joseph Venne témoigne des efforts entrepris pour la scolarisation des milieux ouvriers. Poursuivant toujours une mission éducative, elle abrite désormais un centre de formation pour adultes. Gédéon Ouimet fut surintendant de l’instruction publique, puis premier ministre du Québec vers la fin du 19e siècle.

 

 

Week-end rouge : Un événement tragique

  • Localisation : sites multiples dans le Centre-Sud
Week-end rouge : Un événement tragique
Ruines fumantes rue Amherst, 1974
Collection Claude Waters, Écomusée du fier monde

À l’automne 1974, les pompiers de Montréal déclenchent une grève illégale au cours de laquelle de nombreux foyers d’incendies sont allumés de façon volontaire. Le Centre-Sud est particulièrement touché et près de 180 familles se retrouvent à la rue. Le brasier le plus important ravage le quadrilatère formé par les rues Amherst, Sherbrooke, Wolfe et Square Amherst. Si l’événement a marqué l’histoire du quartier, il a aussi été un catalyseur pour l’entraide et la solidarité des citoyens.

 

 

Camillien Houde : Une personnalité marquante

  • Né en 1889, décédé en 1958
Assermentation de Camillien Houde, 10 décembre 1947
Assermentation de Camillien Houde, 10 décembre 1947
Archives de la Ville de Montréal

Surnommé le p’tit gars de Sainte-Marie, Camillien Houde a cumulé plusieurs mandants à titre de Maire de Montréal entre 1928 et 1954. Il a également représenté le quartier Sainte-Marie sur la scène provinciale durant trois mandats. S’exprimant au nom des travailleurs, sa carrière est également marquée par son emprisonnement lors de la Deuxième Guerre mondiale, alors qu’il prend position contre la conscription. Sa flamboyance et ses grands chantiers urbains marqueront plusieurs générations si bien qu’on lui donne le surnom de Monsieur Montréal.

 

 

Coop café Touski : Une initiative inspirante

  • Localisation : 2361, rue Ontario Est
Façade du Café Coop Touski, 2012
Façade du Café Coop Touski, 2012
Julie Landreville, Écomusée du fier monde

C’est en 2001 que des résidentes du Centre-Sud projettent d’ouvrir un restaurant santé à l’ambiance familiale. Créé en 2003, le Café Coop Touski est une coopérative de travail autogérée dont les membres s’impliquent au sein de la communauté. Par sa mission, le Touski sert aussi de lieu de diffusion et propose une programmation évènementielle diversifiée. Bien ancré dans son milieu, le café Touski est une entreprise qui reflète les cultures alternatives et militantes du Centre-Sud.

 

 

Parc Médéric-Martin : Un aménagement urbain de qualité

Le Parc Médéric-Martin depuis la rue de Rouen, vers 1990
Le Parc Médéric-Martin depuis la rue de Rouen, vers 1990
Écomusée du fier monde

Aménagé selon un plan longitudinal, le parc Médéric-Martin s’étend à l’arrière de l’actuel Centre Jean-Claude Malépart et se prolonge jusqu’à la rue Hochelaga. Le terrain, acheté en 1933, n’est aménagé qu’en 1958, suite à des demandes répétées de la part des citoyens du secteur. Nommé d’après le 32e maire de Montréal, le parc est devenu un exemple d’implication citoyenne. L’Association des amis du parc Médéric-Martin est fondée en 2009 afin de promouvoir sa revitalisation. Depuis, la collectivité s’est approprié l’espace et en fait un lieu animé.

 

 

Comité social Centre-Sud : Un organisme pionnier

  • Localisation : 1710, rue Beaudry
Page d’information sur les cours offerts au Comité social, vers 1975
Page d’information sur les cours offerts au Comité social, vers 1975
Asteur : Bulletin du quartier Centre-Suds
Écomusée du fier monde

La naissance du Comité social Centre-Sud (CSCS) est directement liée au contexte des luttes populaires du quartier dans les années 1970. Face à des enjeux de santé, de sécurité et de logement, la population se mobilise autour de la création de comités citoyens puis de centres communautaires. Installé dans les locaux de l’ancienne école de Salaberry, il est l’un des principaux centres d’éducation populaire (CEP) du territoire. Sa longévité témoigne de son ancrage et de sa pertinence dans la communauté.

 

 

Marché Saint-Jacques : Lieu de commerce et de sociabilité

  • Localisation : 1125, rue Ontario Est
Marché Saint-Jacques : Lieu de commerce et de sociabilité
Second bâtiment du marché Saint-Jacques, vers 1932
Archives de la Ville de Montréal

Le marché Saint-Jacques est un témoin incontournable de l’histoire alimentaire et sociale du Centre-Sud. Érigé en 1871, le bâtiment est entièrement reconstruit en 1931, selon les plans de l’architecte Zotique Trudel. Le marché public cesse ses activités en 1960 et les espaces sont transformés pour y accueillir différents services de la Ville de Montréal. L’édifice sera vendu à un promoteur en 2007. D’inspiration Art déco, le bâtiment est toujours un marqueur important dans le paysage.  

 

 

Îlot Sainte-Brigide-de-Kildare : Témoin de la transformation du patrimoine religieux

  • Localisation : 1151, rue Alexandre-de Sève
L’église Sainte-Brigide-de-Kildare et une partie e l’école Sainte-Brigide, vers 1900
L’église Sainte-Brigide-de-Kildare et une partie e l’école Sainte-Brigide, vers 1900
Le diocèse de Montréal à la fin du 19e siècle, Montréal, 1900

Fondée en 1867, la paroisse Sainte-Brigide-de-Kildare se voulait une réponse à la présence d’une communauté irlandaise dans l’est de la ville. Les Irlandais obtiennent cependant un autre lieu de culte et Sainte-Brigide devient une paroisse canadienne française. Depuis sa requalification en 2006, le site développe une mission sociale et culturelle animée par le Centre communautaire et culturel Sainte-Brigide. L’îlot est aujourd’hui un exemple inspirant de requalification du patrimoine religieux.

 

 

École Souart / Garneau : Une école aux multiples vocations

  • Localisation : 1808, avenue Papineau
École Souart / Garneau : Une école aux multiples vocations
École Gabriel-Souart, vers 1940
Archives de la Commission scolaire de Montréal

L’école Gabriel-Souart est un bâtiment scolaire centenaire qui a conservé sa fonction d’origine. Construit en 1917 selon les plans de J.O. Marchand, l’école est d’abord destinée aux garçons. Le bâtiment est agrandi en 1949, pour y accueillir l’école Victor-Doré, un établissement spécialisé pour les élèves handicapés. L’école change à nouveau de vocation en 1960 et accueille les jeunes filles de niveau secondaire avant de redevenir une école primaire en 1981. Elle prend alors le nom de Garneau, suite à la fusion de plusieurs écoles du quartier.

 

 

Ancien Conseil central de la CTCC et CSN : Une longue histoire dans le Centre-Sud

  • Localisation : 1601, avenue De Lorimier
Ancien Conseil central de la CTCC et CSN : Une longue histoire dans le Centre-Sud
Bâtiment qui abritait le Conseil central de Montréal de la CTCC, boulevard de Maisonneuve vers 1990
Écomusée du fier monde

Suite à la révolution industrielle, la montée de la classe ouvrière annonce la naissance du syndicalisme, qui permet aux travailleurs de s’associer afin de défendre leurs droits. Le Centre-Sud est un témoin privilégié de ce phénomène. Créée en 1921, la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC) occupera des locaux dans le quartier. Devenue la Confédération des Syndicats nationaux (CSN) lors de la Révolution tranquille, l’organisation est toujours présente dans le Centre-Sud où l’on retrouve son siège social.

 

 

Faubourg à m’lasse : une expression consacrée

  • Localisation : territoire aux limites imprécises
Faubourg à m’lasse : une expression consacrée
Réservoirs à mélasse de la compagnie Imperial Molasses situés sur la rue Notre-Dame à l’angle d’Iberville, vers 1970
Écomusée du fier monde

L’expression Faubourg à m’lasse est une appellation populaire qui désigne un territoire du Centre-Sud dont les frontières sont imprécises. Les origines de cette expression sont incertaines. S’il est vrai que les familles ouvrières appréciaient cet aliment, l’explication la plus probable est sans doute liée aux odeurs de mélasses qui régnaient dans le quartier. Celles-ci provenaient des installations du port qui recevaient des barils de mélasse jusqu’en 1955. C’est ensuite dans de grands réservoirs métalliques que le produit était déchargé. Pour plusieurs, le Faubourg à m’lasse correspond au territoire exproprié lors de l’arrivée de Radio-Canada.

 

 

Parc Bellerive : Une vue imprenable sur le fleuve

  • Localisation : 2382, rue Notre-Dame Est
Parc Bellerive : Une vue imprenable sur le fleuve
Le parc Bellerive, vers 1956
Archives de la Ville de Montréal

Le parc Bellerive est situé à proximité des installations portuaires et offre une vue imprenable sur le fleuve. Ses origines remontent à 1883, lorsque la North Shore Railway Co. offre un terrain à la Ville pour qu’elle y aménage un parc. Isolé suite à l’agrandissement de la rue Notre-Dame, il sera longtemps négligé faute d’accessibilité. Certains groupes de citoyens, dont Les AmiEs du Courant Sainte-Marie, travaillent activement à revitaliser ce site.

 

 

Ouimetoscope : Une première salle de cinéma permanente en Amérique

  • Localisation : 1200, rue Sainte-Catherine Est
Ouimetoscope : Une première salle de cinéma permanente en Amérique
Éventail publicitaire en papier du Ouimetoscope, vers 1907
Écomusée du fier monde

Créé en 1906, le Ouimetoscope devient alors la première salle permanente de cinéma en Amérique. Son fondateur Léo-Ernest Ouimet (1877-1972) entre dans l’histoire comme un pionnier du septième art. Son succès est immédiat et, dès 1908, Montréal compte déjà plusieurs autres salles qui offrent ce nouveau divertissement aux Montréalais.

 

 

Église Saint-Vincent-de-Paul : Une des plus anciennes paroisses de Montréal

  • Localisation : 2310, rue Sainte-Catherine Est
Église Saint-Vincent-de-Paul : Une des plus anciennes paroisses de Montréal
Église Saint-Vincent-de-Paul et presbytère, vers 1990
Écomusée du fier monde

La paroisse Saint-Vincent-de-Paul est fondée en 1867, suite au démantèlement de la paroisse Notre-Dame, qui était jusqu’alors l’unique paroisse des catholiques de la ville. La première église est construite en 1876. Détruite par le feu en 1924, elle sera reconstruite selon les plans de l’architecte Ludger Lemieux. En 2007, l’église et son presbytère sont vendus à un groupe évangéliste qui rebaptise le site Église de la parole de vie.

 

 

Dominion Oil Cloth : Fabricant du célèbre prélart de Montréal

  • Localisation : 2200, rue Sainte-Catherine Est
Dominion Oil Cloth : Fabricant du célèbre prélart de Montréal
Ancien siège social de Dominion Oil Cloth, vers 1995
Guy Desrosiers, Écomusée du fier monde

Fondée en 1872, la Dominion Oilcloth & Linoleum Company se démarque comme l’une des premières usines de production de revêtements de sol flexibles en Amérique du Nord. Elle emploie plus d’un millier de travailleurs au milieu du XXe siècle. Occupant un vaste périmètre, entre les rues Parthenais et Fullum, au sud de la rue Sainte-Catherine, le complexe industriel est presque entièrement démoli pour faire place aux installations de Télé-Québec à la fin des années 1960.

 

 

Gare-hôtel Viger : un bâtiment d’inspiration « château » dans le Centre-Sud

  • Localisation : 700, rue Saint-Antoine Est
Gare-hôtel Viger, vue du carré Viger vers 1954
Gare-hôtel Viger, vue du carré Viger vers 1954
Archives de la Ville de Montréal

La gare-hôtel Viger a été construite en 1898 par le Canadien Pacifique. Ce terminal de style « château » offrait des escales transcontinentales, en plus de relier la métropole à Québec et aux Laurentides. La crise économique des années trente provoque sa fermeture, en dépit des vives protestations de la bourgeoisie francophone de l’Est de la ville. Le bâtiment est ensuite acquis par la Ville pour devenir l’édifice Jacques-Viger.

 

 

Dominion Rubber : La première usine de caoutchouc en Amérique

  • Localisation : 2000, rue Notre-Dame Est
Bâtiments de Dominion Rubber, devenu Uniroyal, vers 1995
Écomusée du fier monde

Les origines de la Dominion Rubber Company remontent à 1854, alors qu’une première manufacture de caoutchouc s’installe sur un terrain adjacent à la Brasserie Molson. On y fabrique d’abord des bottes, puis des boyaux, des courroies transporteuses, des fils élastiques extrudés ou encore des revêtements de cylindres. Devenue l’entreprise Uniroyal en 1966, l’entreprise cesse ses activités en 1984. Les bâtiments qui subsistent accueillent maintenant la Cité du son et des espaces d’entreposage.

 

 

Ancienne école Garneau : Une œuvre de l’architecte J. O. Marchand

  • Localisation : 1705, rue de la Visitation
L'école Garneau, vers 1911
L’école Garneau, vers 1911
Écomusée du fier monde

Conçue par le grand architecte montréalais J. O. Marchand, l’école Garneau a été inaugurée en 1911. Elle a d’abord accueilli les jeunes filles du quartier avant de devenir un établissement mixte dans les années 1960. Suite à la fermeture de l’école, en 1982, le bâtiment est devenu le CLSC des Faubourgs, alors que le nom « Garneau » est maintenant accolé à un autre bâtiment scolaire du quartier.

 

 

Ancienne usine Alphonse Raymond Ltée : Confitures et marinades

  • Localisation : 1800, rue Panet et 1345, avenue Lalonde
La passerelle de l’Usine C, 2015
Écomusée du fier monde

Malgré ses nouvelles vocations, l’ancien complexe industriel de l’entreprise Alphonse Raymond est un élément marquant du patrimoine industriel Montréalais. Fondé en 1905, l’entreprise de fabrication de confitures et de marinades fait construire une nouvelle usine, rue Panet, en 1913. Elle deviendra ensuite l’une des plus importante fabrique au Canada. Le site est aujourd’hui occupé par l’Usine C, un espace voué à la création et la diffusion artistique, ainsi que par des espaces résidentiels.

 

 

 

Projet Radio-Canada : Un désir de modernité et une blessure pour le quartier

  • Localisation : 1400, boulevard René-Lévesque Est
Le secteur de Radio-Canada, peu après les démolitions, vers 1964
Archives de la Ville de Montréal

Dans les années 1960, le vaste projet de construction de la Maison de la Société Radio-Canada s’inscrivait dans une volonté de moderniser la ville et ses quartiers centraux. L’initiative a cependant provoqué la disparition de nombreux bâtiments résidentiels et le départ de milliers de résidents, qui composaient une partie du secteur connu sous le nom de Faubourg à mélasse. Malgré les blessures, la tour est aujourd’hui un repère visuel important dans le quartier.

 

 

 

 

  Entrepôt frigorifique : Le plus grand au monde en 1922

  • Localisation : 1000, rue de la Commune Est
Vue aérienne de l’entrepôt, vers 1927
The Growth of a Great Port, Harbour Commissioners of Montreal, Écomusée du fier monde

Inauguré en 1922, l’entrepôt frigorifique était destiné à la conservation des denrées périssables qui transitaient par le port. Cet édifice monumental, désormais transformé en habitations,  rappelle l’importance du commerce et des activités portuaires au tournant du XXe siècle, alors que Montréal est la métropole canadienne.

 

 

 

 

L’Accommodation : Premier bateau à vapeur sur le Saint-Laurent

  • Premier voyage jusqu’à Québec : 1809
Illustration du vapeur Accommodation, provenant d’une publication de 1939
Now you’re with Molson’s, Écomusée du fier monde

Premier bateau à vapeur à naviguer sur le fleuve Saint-Laurent, l’Accommodation symbolise une révolution majeure du transport maritime au Canada. Construit par John Molson, il offre dès 1809 un service de navette à la fois public et commercial entre Montréal et Québec.

 

 

 

 

Rue Ontario : Une artère marquée par différents patrimoines

  • Désignation : avant 1842
Vue de la rue Ontario vers l’Est, non loin du stade De Lorimier, à la gauche de l’image, vers 1930
Archives de la Ville de Montréal

La rue Ontario est une artère importante du Centre-Sud. En plus de sa vocation commerciale, cette rue ancienne est marquée par la présence de bâtiments industriels, d’édifices publics et de lieux de cultes. Traversant le Centre-Sud d’est en ouest, elle occupe une place importante dans la vie sociale des résidents du quartier.

 

 

 

 

 

 

Station de pompage Craig : Lutter contre les inondations au 19e siècle

  • Localisation : 2000, avenue Viger Est
Le bâtiment de la station de pompage Craig, vers 1921
Archives de la Ville de Montréal

Isolée sur un terre-plein, non loin de l’entrée de l’autoroute Ville-Marie, la station de pompage Craig témoigne de l’évolution du système d’aqueduc de la ville au 19e siècle. À cette époque, la cité connait des inondations dévastatrices lors des crues printanières. Cette menace incite la Ville à se doter d’infrastructures permanentes afin de prémunir contre la crue des eaux. Construite en 1887, la station a pour fonction de pomper l’eau vers le fleuve afin d’éviter les débordements dans le centre de la ville.

 

 

 

 

 

 

 

  Pont Jacques-Cartier : Emblème architectural de Montréal et du quartier

  • Année de construction : 1925-1930

 

<b> Le pont Jacques-Cartier, 1929. </b> Compagnie Dominion Bridge, Bibliothèque et Archives Canada
Le pont Jacques-Cartier, 1929.
Compagnie Dominion Bridge, Bibliothèque et Archives Canada

Construit à la fin des années 1920, le pont Jacques-Cartier relie l’île de Montréal à la rive-sud, en plus de donner accès à l’île Sainte-Hélène. Sa structure est faite en acier et comporte trois courbes qui lui confèrent sa forme unique. Le pont a eu des répercussions sur l’aménagement urbain et les activités économiques de Sainte-Marie. Il constitue une marque physique qui rappelle l’industrialisation et le développement de la ville au début du 20e siècle, et se révèle une œuvre architecturale iconique de Montréal.

 

 

Brasserie Molson : Industrie pionnière du Centre-Sud

  • Localisation : 1670, rue Notre-Dame Est

 

<b>La brasserie Molson, 1936.</b> Archives de la Ville de Montréal
La brasserie Molson, 1936.
Archives de la Ville de Montréal

 

Établie au pied du courant Sainte-Marie, la brasserie Molson est fondée par l’homme d’affaires anglais John Molson, en 1786.

 

<b>L’usine Molson, 1995.</b> Écomusée du fier monde
L’usine Molson, 1995.
Écomusée du fier monde

 

La compagnie occupe encore aujourd’hui un vaste espace toujours en bordure du fleuve, allant de la rue Papineau jusqu’aux abords du Vieux-Montréal. La tour de l’usine, ornée d’une horloge et de l’enseigne de la compagnie, est un élément visuel fort de la ville et du quartier Sainte-Marie.

 

 

Église Notre-Dame-de-Guadalupe : Église à l’architecture singulière

  • Localisation : 1969, rue Ontario (coin Dorion)

 

<b>Église Sainte-Marguerite-Marie-Alacoque (aujourd'hui Notre-Dame-de-Guadalupe), date inconnue.</b> Écomusée du fier monde
Église Sainte-Marguerite-Marie-Alacoque (aujourd’hui Notre-Dame-de-Guadalupe), date inconnue.
Écomusée du fier monde

L’église Sainte-Marguerite-Marie-Alacoque construite en 1924-1925, donne sur la rue Ontario, et est bordée des rues Bordeaux et Dorion. Elle est l’œuvre de deux architectes de renom, Ernest Cormier et Emmanuel-Arthur Doucet. Son architecture se distingue par un style d’inspiration byzantine. Initialement, l’église porte le nom de Sainte-Marguerite-Marie-Alacoque, sainte canonisée en 1920. En 1992, toutefois, l’église passe aux mains de la communauté latino-américaine qui la renomme église Notre-Dame-de-Guadalupe.

 

 

Bain Généreux : Lieu d’histoire et de culture

  • Localisation : 2050, rue Amherst, (coin Ontario)

 

<b>Le bain Généreux, 1928.</b> Photo : Rice, Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe
Le bain Généreux, 1928.
Photo : Rice, Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe

Le bain Généreux est l’œuvre de l’architecte Joseph-Omer Marchand. Le bâtiment se distingue par sa façade de style Art déco et par son bassin surmonté d’une voûte d’envergure. Ouvert en 1927, rue Amherst, un peu au nord d’Ontario, le bain répond d’abord à un besoin d’hygiène dans un quartier où de nombreux logements n’ont ni bain ni douche. Le bain Généreux ferme en 1992. L’Écomusée du fier monde s’y installe en 1996 pour y présenter ses expositions.

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Stade De Lorimier / Place des Royaux : Haut lieu de sport et de divertissement

  • Localisation : Angle de la rue Ontario et de l’avenue De Lorimier

 

<b>Visite royale, 1951.</b> Archives de la Commission scolaire de Montréal
Visite royale, 1951.
Archives de la Commission scolaire de Montréal

Le stade De Lorimier, aujourd’hui disparu, a été le théâtre d’événements mémorables, dont la visite de la princesse Élizabeth en 1951. Les parties de l’équipe de baseball les Royaux y ont eu lieu de l’ouverture du stade en 1928 jusqu’à la dissolution du club en 1960. Jackie Robinson, premier joueur noir de la ligue américaine, évolue au sein du club en 1946. Aujourd’hui, le site est occupé par la polyvalente Pierre-Dupuy, ainsi que par un petit espace commémoratif, la place des Royaux.

<b>Le stade De Lorimier, 1936.</b> Archives de la Ville de Montréal
Le stade De Lorimier, 1936.
Archives de la Ville de Montréal

 

 

 

 

 

 

Rue Parthenais : Pôle de création culturel des Faubourgs!

  • Localisation : rue Parthenais entre Rouen et Ontario
  • Édifice Grover, Chat des artistes, Coop Lezarts

 

<b>Le pôle de création des Faubourgs, 2014.</b> Écomusée du fier monde
Le pôle de création des Faubourgs, 2014.
Écomusée du fier monde

L’édifice Grover, le Chat des Artistes et la Coop Lezarts sont trois anciennes usines du quartier qui ont été transformées et ont aujourd’hui une vocation culturelle. Elles se situent toutes en bordure de la rue Parthenais. Elles forment un ensemble de bâtiments industriels convertis en lieu de création et de diffusion artistique, dont le dynamisme rejaillit sur le secteur.

 

 

Joseph Venne : De fils du quartier à bâtisseur de Montréal

  • Né rue Montcalm, Montréal, en 1858 – Décédé à Montréal en 1925

 

<b>Joseph Venne, vers 1914.</b> Photographie : Notman. Collection Michel Venne, Écomusée du fier monde
Joseph Venne, vers 1914.
Photographie : Notman.
Collection Michel Venne, Écomusée du fier monde

L’architecte Joseph Venne est né rue Montcalm, près de la rue Ontario, en 1858, et il demeurera dans le quartier toute sa vie. Ce fils d’ouvrier du bâtiment a participé à la construction de nombreux bâtiments au Québec et au Canada, et même en Nouvelle-Angleterre. Plusieurs de ses réalisations se situent dans le Centre-Sud et ses environs, notamment l’église Sacré-Cœur-de-Jésus et son presbytère. C’est d’ailleurs dans Saint-Jacques qu’il érige, en 1908, la première école à l’épreuve du feu : l’école de Salaberry (aujourd’hui le Comité social Centre-Sud). La place publique faisant face à l’école Gédéon-Ouimet, œuvre de l’architecte, porte désormais son nom.

 

 

Courant Sainte-Marie : Une particularité à l’origine du nom du quartier

<b>Le courant Sainte-Marie à vol d’oiseau, date inconnue.</b> Archives de la Ville de Montréal
Le courant Sainte-Marie à vol d’oiseau, date inconnue.
Archives de la Ville de Montréal

Le courant Sainte-Marie est une caractéristique morphologique du fleuve Saint-Laurent qui a donné son nom au quartier Sainte-Marie. Dans les siècles passés, et avant l’invention du bateau à vapeur, il constituait une entrave à la navigation. Cet obstacle naturel forçait souvent l’arrêt des navigateurs qui devaient faire remorquer leurs embarcations pour le traverser. C’est en bordure de ce courant que se développe le quartier ouvrier désigné, au fil du temps, des noms de faubourg Québec, de faubourg Sainte-Marie et de « Faubourg à m’lasse ».

 

 

Prison au Pied-du-Courant : Témoin d’un épisode historique marquant

  • Localisation : 905, avenue de Lorimier (au nord de Notre-Dame)

 

<b>La prison au Pied-du-Courant, vers 1900.</b> Archives de la Ville de Montréal
La prison au Pied-du-Courant, vers 1900.
Archives de la Ville de Montréal

Le site comprend l’ancienne prison construite entre 1832 et 1840, la maison du gouverneur érigée en 1895 et le mur d’enceinte. La prison de style néoclassique a servi de lieu de détention entre 1836 et 1912. Elle fut le lieu d’exécution de 12 patriotes en 1838, un épisode marquant de l’histoire du Québec. La prison ferme en 1912, et en 1921, la Commission des Liqueurs, devenue la Société des alcools du Québec, y installe son siège social. Au début des années 1970, le projet de construction de l’autoroute Ville-Marie prévoit la destruction de l’ancienne prison, mais la mobilisation citoyenne permet de modifier le tracé afin de préserver le bâtiment.

 

 

Maison mère des Sœurs de la Providence : Empreinte de l’œuvre sociale d’une communauté

  • Localisation : 1434, rue Fullum (coin Sainte-Catherine)

 

<b>La Maison mère des Sœurs de la Providence, vers 1980.</b> Écomusée du fier monde
La Maison mère des Sœurs de la Providence, vers 1980.
Écomusée du fier monde

Située dans la partie sud du quartier Sainte-Marie, la Maison mère des Sœurs de la Providence constitue un ensemble conventuel et patrimonial. Le site rappelle l’importance de cette communauté religieuse fondée par Émilie Gamelin au milieu du 19e siècle et qui répondait aux besoins des personnes pauvres, malades et démunies. À partir de 2011, le bâtiment de la Maison mère fait l’objet d’un projet de transformation qui accueille des entreprises d’économie sociale et des habitations pour aînés.

 

 

Caserne no 19 : Entre patrimoine bâti et patrimoine artistique

  • Localisation : 1945, rue Fullum (coin Coupal)

 

<b>La caserne no 19, 1995.</b> Écomusée du fier monde
La caserne no 19, 1995.
Écomusée du fier monde

La caserne no 19 a été construite en 1903-1904. Elle venait répondre aux besoins de protection des résidents du quartier Sainte-Marie. En 1980, la caserne de la rue Fullum déménage ses installations au coin de l’avenue De Lorimier et de la rue Ontario. L’année suivante, le bâtiment est transformé en lieu de création et de diffusion, l’Espace libre. Des personnalités artistiques significatives, telles que Robert Gravel et Jean-Pierre Ronfart, ont gravité autour de ce théâtre.

 

 

Église Notre-Dame de Czestochowa : Symbole de la présence polonaise

  • Localisation : 2550, rue Gascon (coin Hochelaga)

 

<b>L’église Notre-Dame de Czestochowa, vers 1984.</b> Écomusée du fier monde
L’église Notre-Dame de Czestochowa, vers 1984.
Écomusée du fier monde

L’église Notre-Dame de Czestochowa se situe dans le secteur nord-est du quartier Sainte-Marie. Elle est rattachée à la plus vieille paroisse polonaise de Montréal. Construite en 1946, cette église vient remplacer une première église érigée trente ans plus tôt, mais devenue trop petite pour les besoin de la communauté. L’église demeure, encore aujourd’hui, un lieu de culte dédié aux Polonais catholiques de Montréal, et est un des éléments les plus représentatifs de leur présence.

 

 

Bain Mathieu : Bâtiment aux multiples vocations

  • Localisation : 2915, rue Ontario Est (coin Florian)

 

<b>Le bain Saint-Eusèbe (devenu le bain Mathieu), lors de sa construction, 1931.</b> Archives de la Ville de Montréal
Le bain Saint-Eusèbe (devenu le bain Mathieu), lors de sa construction, 1931.
Archives de la Ville de Montréal

Construit en 1931, le bain Mathieu répond alors aux besoins d’hygiène d’une population défavorisée qui n’a pas toujours accès aux installations d’hygiène nécessaires. Il est érigé dans le secteur est du quartier Sainte- Marie. Le bain ferme ses portes en 1990. La Société pour Promouvoir les Arts Gigantesques (SPAG) s’y installe à partir de 1998. En 2000, la Ville fait don de l’édifice à la SPAG qui, consciente de la valeur patrimoniale du bâtiment et soucieuse de sa préservation, le fait rénover et le transforme en salle d’événements multifonctionnelle.

 

 

Usine Macdonald Tobacco : Une industrie toujours présente

  • Localisation : 2455, rue Ontario Est

 

<b>L'usine Macdonald Tobacco, vers 1940.</b> Collection Macdonald Tobacco, Écomusée du fier monde
L’usine Macdonald Tobacco, vers 1940.
Collection Macdonald Tobacco, Écomusée du fier monde

L’usine Macdonald est l’une des rares industries du Centre-Sud, toujours en activité. Cette entreprise de tabac est fondée par William Christopher Macdonald en 1858. D’abord située rue Water, près du port, l’usine déménage au coin d’Ontario et d’Iberville, en 1876. À la suite d’un incendie survenu en 1895, la bâtisse est reconstruite. L’entreprise a employé des milliers de personnes depuis sa création, dont plusieurs résidents et résidentes du Centre-Sud. Le bâtiment de la Macdonald marque le paysage de Sainte-Marie par son ampleur et par sa tour centrale dotée d’une horloge à quatre faces.

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