Éléments patrimoniaux désignés

 

L’Écomusée du fier monde, avec la collaboration d’acteurs locaux, identifie les éléments patrimoniaux particulièrement représentatifs du quartier, et significatifs pour sa communauté. Les éléments désignés sont intégrés à la collection écomuséale. Celle-ci regroupe des éléments matériels et d’autres immatériels : bâtiments in situ ou parfois disparus, personnages, événements, pratiques, traditions, expressions, lieux, paysages, etc.

Découvrez les éléments qui composent cette collection!

 

Pont Jacques-Cartier : Emblème architectural de Montréal et du quartier

  • Année de construction : 1925-1930

 

<b> Le pont Jacques-Cartier, 1929. </b> Compagnie Dominion Bridge, Bibliothèque et Archives Canada
Le pont Jacques-Cartier, 1929.
Compagnie Dominion Bridge, Bibliothèque et Archives Canada

Construit à la fin des années 1920, le pont Jacques-Cartier relie l’île de Montréal à la rive-sud, en plus de donner accès à l’île Sainte-Hélène. Sa structure est faite en acier et comporte trois courbes qui lui confèrent sa forme unique. Le pont a eu des répercussions sur l’aménagement urbain et les activités économiques de Sainte-Marie. Il constitue une marque physique qui rappelle l’industrialisation et le développement de la ville au début du 20e siècle, et se révèle une œuvre architecturale iconique de Montréal.

 

 

Brasserie Molson : Industrie pionnière du Centre-Sud

  • Localisation : 1670, rue Notre-Dame Est

 

<b>La brasserie Molson, 1936.</b> Archives de la Ville de Montréal
La brasserie Molson, 1936.
Archives de la Ville de Montréal

 

Établie au pied du courant Sainte-Marie, la brasserie Molson est fondée par l’homme d’affaires anglais John Molson, en 1786.

 

<b>L’usine Molson, 1995.</b> Écomusée du fier monde
L’usine Molson, 1995.
Écomusée du fier monde

 

La compagnie occupe encore aujourd’hui un vaste espace toujours en bordure du fleuve, allant de la rue Papineau jusqu’aux abords du Vieux-Montréal. La tour de l’usine, ornée d’une horloge et de l’enseigne de la compagnie, est un élément visuel fort de la ville et du quartier Sainte-Marie.

 

 

Église Notre-Dame-de-Guadalupe : Église à l’architecture singulière

  • Localisation : 1969, rue Ontario (coin Dorion)

 

<b>Église Sainte-Marguerite-Marie-Alacoque (aujourd'hui Notre-Dame-de-Guadalupe), date inconnue.</b> Écomusée du fier monde
Église Sainte-Marguerite-Marie-Alacoque (aujourd’hui Notre-Dame-de-Guadalupe), date inconnue.
Écomusée du fier monde

L’église Sainte-Marguerite-Marie-Alacoque construite en 1924-1925, donne sur la rue Ontario, et est bordée des rues Bordeaux et Dorion. Elle est l’œuvre de deux architectes de renom, Ernest Cormier et Emmanuel-Arthur Doucet. Son architecture se distingue par un style d’inspiration byzantine. Initialement, l’église porte le nom de Sainte-Marguerite-Marie-Alacoque, sainte canonisée en 1920. En 1992, toutefois, l’église passe aux mains de la communauté latino-américaine qui la renomme église Notre-Dame-de-Guadalupe.

 

 

Bain Généreux : Lieu d’histoire et de culture

  • Localisation : 2050, rue Amherst, (coin Ontario)

 

<b>Le bain Généreux, 1928.</b> Photo : Rice, Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe
Le bain Généreux, 1928.
Photo : Rice, Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe

Le bain Généreux est l’œuvre de l’architecte Joseph-Omer Marchand. Le bâtiment se distingue par sa façade de style Art déco et par son bassin surmonté d’une voûte d’envergure. Ouvert en 1927, rue Amherst, un peu au nord d’Ontario, le bain répond d’abord à un besoin d’hygiène dans un quartier où de nombreux logements n’ont ni bain ni douche. Le bain Généreux ferme en 1992. L’Écomusée du fier monde s’y installe en 1996 pour y présenter ses expositions.

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Stade De Lorimier / Place des Royaux : Haut lieu de sport et de divertissement

  • Localisation : Angle de la rue Ontario et de l’avenue De Lorimier

 

<b>Visite royale, 1951.</b> Archives de la Commission scolaire de Montréal
Visite royale, 1951.
Archives de la Commission scolaire de Montréal

Le stade De Lorimier, aujourd’hui disparu, a été le théâtre d’événements mémorables, dont la visite de la princesse Élizabeth en 1951. Les parties de l’équipe de baseball les Royaux y ont eu lieu de l’ouverture du stade en 1928 jusqu’à la dissolution du club en 1960. Jackie Robinson, premier joueur noir de la ligue américaine, évolue au sein du club en 1946. Aujourd’hui, le site est occupé par la polyvalente Pierre-Dupuy, ainsi que par un petit espace commémoratif, la place des Royaux.

<b>Le stade De Lorimier, 1936.</b> Archives de la Ville de Montréal
Le stade De Lorimier, 1936.
Archives de la Ville de Montréal

 

 

 

 

 

 

Rue Parthenais : Pôle de création culturel des Faubourgs!

  • Localisation : rue Parthenais entre Rouen et Ontario
  • Édifice Grover, Chat des artistes, Coop Lezarts

 

<b>Le pôle de création des Faubourgs, 2014.</b> Écomusée du fier monde
Le pôle de création des Faubourgs, 2014.
Écomusée du fier monde

L’édifice Grover, le Chat des Artistes et la Coop Lezarts sont trois anciennes usines du quartier qui ont été transformées et ont aujourd’hui une vocation culturelle. Elles se situent toutes en bordure de la rue Parthenais. Elles forment un ensemble de bâtiments industriels convertis en lieu de création et de diffusion artistique, dont le dynamisme rejaillit sur le secteur.

 

 

Joseph Venne : De fils du quartier à bâtisseur de Montréal

  • Né rue Montcalm, Montréal, en 1858 – Décédé à Montréal en 1925

 

<b>Joseph Venne, vers 1914.</b> Photographie : Notman. Collection Michel Venne, Écomusée du fier monde
Joseph Venne, vers 1914.
Photographie : Notman.
Collection Michel Venne, Écomusée du fier monde

L’architecte Joseph Venne est né rue Montcalm, près de la rue Ontario, en 1858, et il demeurera dans le quartier toute sa vie. Ce fils d’ouvrier du bâtiment a participé à la construction de nombreux bâtiments au Québec et au Canada, et même en Nouvelle-Angleterre. Plusieurs de ses réalisations se situent dans le Centre-Sud et ses environs, notamment l’église Sacré-Cœur-de-Jésus et son presbytère. C’est d’ailleurs dans Saint-Jacques qu’il érige, en 1908, la première école à l’épreuve du feu : l’école de Salaberry (aujourd’hui le Comité social Centre-Sud). La place publique faisant face à l’école Gédéon-Ouimet, œuvre de l’architecte, porte désormais son nom.

 

 

Courant Sainte-Marie : Une particularité à l’origine du nom du quartier

<b>Le courant Sainte-Marie à vol d’oiseau, date inconnue.</b> Archives de la Ville de Montréal
Le courant Sainte-Marie à vol d’oiseau, date inconnue.
Archives de la Ville de Montréal

Le courant Sainte-Marie est une caractéristique morphologique du fleuve Saint-Laurent qui a donné son nom au quartier Sainte-Marie. Dans les siècles passés, et avant l’invention du bateau à vapeur, il constituait une entrave à la navigation. Cet obstacle naturel forçait souvent l’arrêt des navigateurs qui devaient faire remorquer leurs embarcations pour le traverser. C’est en bordure de ce courant que se développe le quartier ouvrier désigné, au fil du temps, des noms de faubourg Québec, de faubourg Sainte-Marie et de « Faubourg à m’lasse ».

 

 

Prison au Pied-du-Courant : Témoin d’un épisode historique marquant

  • Localisation : 905, avenue de Lorimier (au nord de Notre-Dame)

 

<b>La prison au Pied-du-Courant, vers 1900.</b> Archives de la Ville de Montréal
La prison au Pied-du-Courant, vers 1900.
Archives de la Ville de Montréal

Le site comprend l’ancienne prison construite entre 1832 et 1840, la maison du gouverneur érigée en 1895 et le mur d’enceinte. La prison de style néoclassique a servi de lieu de détention entre 1836 et 1912. Elle fut le lieu d’exécution de 12 patriotes en 1838, un épisode marquant de l’histoire du Québec. La prison ferme en 1912, et en 1921, la Commission des Liqueurs, devenue la Société des alcools du Québec, y installe son siège social. Au début des années 1970, le projet de construction de l’autoroute Ville-Marie prévoit la destruction de l’ancienne prison, mais la mobilisation citoyenne permet de modifier le tracé afin de préserver le bâtiment.

 

 

Maison mère des Sœurs de la Providence : Empreinte de l’œuvre sociale d’une communauté

  • Localisation : 1434, rue Fullum (coin Sainte-Catherine)

 

<b>La Maison mère des Sœurs de la Providence, vers 1980.</b> Écomusée du fier monde
La Maison mère des Sœurs de la Providence, vers 1980.
Écomusée du fier monde

Située dans la partie sud du quartier Sainte-Marie, la Maison mère des Sœurs de la Providence constitue un ensemble conventuel et patrimonial. Le site rappelle l’importance de cette communauté religieuse fondée par Émilie Gamelin au milieu du 19e siècle et qui répondait aux besoins des personnes pauvres, malades et démunies. À partir de 2011, le bâtiment de la Maison mère fait l’objet d’un projet de transformation qui accueille des entreprises d’économie sociale et des habitations pour aînés.

 

 

Caserne no 19 : Entre patrimoine bâti et patrimoine artistique

  • Localisation : 1945, rue Fullum (coin Coupal)

 

<b>La caserne no 19, 1995.</b> Écomusée du fier monde
La caserne no 19, 1995.
Écomusée du fier monde

La caserne no 19 a été construite en 1903-1904. Elle venait répondre aux besoins de protection des résidents du quartier Sainte-Marie. En 1980, la caserne de la rue Fullum déménage ses installations au coin de l’avenue De Lorimier et de la rue Ontario. L’année suivante, le bâtiment est transformé en lieu de création et de diffusion, l’Espace libre. Des personnalités artistiques significatives, telles que Robert Gravel et Jean-Pierre Ronfart, ont gravité autour de ce théâtre.

 

 

Église Notre-Dame de Czestochowa : Symbole de la présence polonaise

  • Localisation : 2550, rue Gascon (coin Hochelaga)

 

<b>L’église Notre-Dame de Czestochowa, vers 1984.</b> Écomusée du fier monde
L’église Notre-Dame de Czestochowa, vers 1984.
Écomusée du fier monde

L’église Notre-Dame de Czestochowa se situe dans le secteur nord-est du quartier Sainte-Marie. Elle est rattachée à la plus vieille paroisse polonaise de Montréal. Construite en 1946, cette église vient remplacer une première église érigée trente ans plus tôt, mais devenue trop petite pour les besoin de la communauté. L’église demeure, encore aujourd’hui, un lieu de culte dédié aux Polonais catholiques de Montréal, et est un des éléments les plus représentatifs de leur présence.

 

 

Bain Mathieu : Bâtiment aux multiples vocations

  • Localisation : 2915, rue Ontario Est (coin Florian)

 

<b>Le bain Saint-Eusèbe (devenu le bain Mathieu), lors de sa construction, 1931.</b> Archives de la Ville de Montréal
Le bain Saint-Eusèbe (devenu le bain Mathieu), lors de sa construction, 1931.
Archives de la Ville de Montréal

Construit en 1931, le bain Mathieu répond alors aux besoins d’hygiène d’une population défavorisée qui n’a pas toujours accès aux installations d’hygiène nécessaires. Il est érigé dans le secteur est du quartier Sainte- Marie. Le bain ferme ses portes en 1990. La Société pour Promouvoir les Arts Gigantesques (SPAG) s’y installe à partir de 1998. En 2000, la Ville fait don de l’édifice à la SPAG qui, consciente de la valeur patrimoniale du bâtiment et soucieuse de sa préservation, le fait rénover et le transforme en salle d’événements multifonctionnelle.

 

 

Usine Macdonald Tobacco : Une industrie toujours présente

  • Localisation : 2455, rue Ontario Est

 

<b>L'usine Macdonald Tobacco, vers 1940.</b> Collection Macdonald Tobacco, Écomusée du fier monde
L’usine Macdonald Tobacco, vers 1940.
Collection Macdonald Tobacco, Écomusée du fier monde

L’usine Macdonald est l’une des rares industries du Centre-Sud, toujours en activité. Cette entreprise de tabac est fondée par William Christopher Macdonald en 1858. D’abord située rue Water, près du port, l’usine déménage au coin d’Ontario et d’Iberville, en 1876. À la suite d’un incendie survenu en 1895, la bâtisse est reconstruite. L’entreprise a employé des milliers de personnes depuis sa création, dont plusieurs résidents et résidentes du Centre-Sud. Le bâtiment de la Macdonald marque le paysage de Sainte-Marie par son ampleur et par sa tour centrale dotée d’une horloge à quatre faces.

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