Déjouer la fatalité : pauvreté, familles, institutions

Montréal, le mardi 13 août 2019.- L’histoire des quartiers ouvriers montréalais a été marquée par de nombreuses institutions charitables depuis le milieu du XIXe siècle. Des bâtiments érigés par ces œuvres caritatives font partie aujourd’hui de notre patrimoine architectural. L’exposition Déjouer la fatalité : pauvreté, familles, institutions invite à regarder au-delà des murs institutionnels afin de faire sortir du silence et de l’oubli les personnes considérées à l’époque comme indigentes, malades, folles, dépendantes, déviantes, délinquantes ou incapables. À l’aide d’images d’archives, de documents et d’artefacts, découvrez ces histoires méconnues. Exposition à l’affiche du 12 septembre 2019 au 9 février 2020 à l’Écomusée du fier monde.

File d’attente à la porte de l’œuvre de la soupe à l’Asile de la Providence. Vers 1930.
Archives Providence, Montréal

De la charité aux droits sociaux
Dès le milieu du XIXe siècle, avec la révolution industrielle, une grande partie des familles ouvrières vit dans une situation de précarité. C’est qu’avant la Première Guerre mondiale, l’intervention des pouvoirs publics se limite à la prise en charge des indigents aliénés et des détenus dans les institutions carcérales. En parallèle, il existe une grande diversité d’œuvres de charité, mais il s’agit d’aides de dernier recours qui relèvent de bienfaiteurs privés ou des institutions religieuses.

Au cours du XXe siècle, les revendications de groupes réformateurs laïques ou religieux et des citoyens incitent les pouvoirs publics à investir dans des politiques sociales comme l’assurance-chômage, l’allocation familiale, l’assurance hospitalisation et l’assurance-maladie. C’est l’émergence de la notion des droits sociaux et des organismes qui les défendent. La préservation de ces droits vise à assurer le bien-être et la dignité des membres les plus vulnérables de la société.

Cette exposition permet de comprendre les réalités de plusieurs institutions dont certaines se retrouvent dans le quartier Centre-Sud : la prison du Pied-du-Courant, l’Institut du Bon Pasteur, la crèche d’Youville, l’Hôpital Notre-Dame, le refuge Meurling et bien d’autres. Elle présente les luttes et parcours qui ont permis de « déjouer la fatalité ».

Musée d’histoire et musée citoyen
Musée d’histoire et musée citoyen, l’Écomusée du fier monde vous invite à explorer des volets méconnus de la culture montréalaise. Découvrez la vie quotidienne en milieu ouvrier et suivez le parcours inspirant de groupes citoyens. Visitez les expositions de l’Écomusée et l’ancien bain public Généreux, un magnifique exemple de l’architecture des années 1920.

Écomusée du fier monde
2050, rue Atateken
Angle Ontario
Métro Berri-UQAM

Horaire
Mercredi : 11 h à 20 h
Jeudi/vendredi : 9 h 30 à 16 h
Samedi/dimanche : 10 h 30 à 17 h
Juillet et août, jeudi et vendredi : 9 h 30 à 17 h

Tarifs
Adulte : 12 $
Étudiant / aîné / enfant plus de 6 ans : 6 $
Famille (2 adultes, 3 enfants) : 18 $

Renseignements : 514 528-8444 | ecomusee.qc.ca

– 30 –

Photographies et entrevues disponibles sur demande.

Renseignements :
Florentine Duchange | 514 528-8444 | [email protected]
Source : Écomusée du fier monde

Téléchargements :